11 AVRIL 2017

أهم مقال صادر في معرض الصحافة جاء في جريدة وقت الجزائر بعنوان « تحقيق نسبة 203 في مياه الشرب بتسع ولايات » تطرق لوكالة الحوض الهيدروغرافي .للصحراء وعن تسييرها لهذا المورد في منطقة الصحراء.

Gestion des ressources hydriques : Lutter contre le gaspillage
L’Algérie, grâce à la politique de prise en charge de la problématique de l’eau, a gagné la
bataille de la mobilisation et du transport — parfois sur de très grandes distances (In Salah-
Tamanrasset) ou à travers de systèmes complexes comme celui de Béni-Haroun — de ses
ressources hydriques.
L’Algérie, grâce à la politique de prise en charge de la problématique de l’eau, a gagné la
bataille de la mobilisation et du transport — parfois sur de très grandes distances (In Salah-
Tamanrasset) ou à travers de systèmes complexes comme celui de Béni-Haroun — de ses
ressources hydriques. Toutefois, le deuxième plus grand défi, à savoir la distribution de l’eau,
n’a pas encore été atteint. Aujourd’hui, tous les efforts sont orientés vers une gestion
rigoureuse de cette précieuse denrée, qui doit passer par une lutte implacable contre le
gaspillage.
Le Forum Economie d’El Moudjahid, a abordé, hier, la problématique de la mobilisation des
ressources hydriques, et l’alimentation en eau potable. Les réponses ont été apportées par des
cadres du ministère des Ressources hydriques, Abdelouahab Smati et Amirouche Smail. Un
département ministériel, justement créé pour apporter des réponses à la grande pénurie d’eau
enregistrée en 2000. Une situation qui avait poussé les pouvoirs publics à importer de l’eau,
tant le stress hydrique était importante. Plus de quinze ans après, l’eau coule du robinet, les
coupures sont très rares, et ceci grâce à de grands efforts et de grands investissements. Ce
qui a fait de notre pays, un des rares qui ont réussi le grand pari de la mobilisation des
ressources hydriques. Le premier à intervenir Abdelouahab Smati, directeur central de la
Mobilisation des ressources en eau. Une direction chargée du pilotage de l’ensemble des
acteurs chargés de la mobilisation des ressources en eau : ANRH pour ce qui concerne
l’évaluation et la prospection, l’ANBT s’agissant des études et de la réalisation des projets
structurants de production et de transport (barrages, adductions/transferts) et les DREW pour
ce qui est des projets relevant de programmes spécifiques locaux (retenues collinaires,
champs captant locaux, REUE…) en cohérence avec les projets structurants. Cette structure,
faut-il ajouter, est en relation avec les secteurs concernés par d’élaboration, l’évaluation et la
mise en oeuvre de la politique nationale en matière de production et de stockage de l’eau.
Question missions, cette direction est aussi chargée d’initier et d’assurer, dans le cadre du
plan national, l’étude et la réalisation des ouvrages et équipements de mobilisation et de
transfert des eaux superficielles et souterraines. Elle est aussi appelée à proposer les normes,
règlements et conditions d’exploitation des équipements, des ouvrages et des ressources en
eau. Par ailleurs, elle veille au fonctionnement normal des infrastructures et des installations
de mobilisation et de transfert. Comme, elle mène toute action visant le développement des
ressources en eau non conventionnelles (eau récupérée à partir du dessalement d’eau de mer,
et celles provenant de l’épuration des eaux usées). Qu’en est-il des infrastructures de
stockage. Le conférencier, préfère d’abord parler de la nature contraignante qui caractérise
notre pays. Des précipitations irrégulières aux plans temporel et spatial, un cycle long de
sécheresse. Il faut savoir qu’il pleut sur l’Algérie 80 milliards de mètres cubes, dont 67,5
milliards de mètres cubes retournent à l’atmosphère. Et 12,5 milliards de m3 représentent la
recharge des nappes, la mobilisation dans les barrages et retenues. Sans compter la partie qui
va à la mer. Pour ce qui des ressources conventionnelles, elles sont de l’ordre de 18 milliards
de m3 par an. Dans son exposé, le conférencier a énuméré les grands axes stratégiques de la
politique.
A ce propos il a expliqué que les grands objectifs sont entre autres l’accroissement des
ressources en eau conventionnelles et non conventionnelles, la réhabilitation et le
développement des infrastructures d’assainissement, d’épuration des eaux usées et de
protection contre les inondations… Pour revenir aux ressources non conventionnelles, dont
le dessalement, la stratégie nationale de mobilisation a consisté en un programme ambitieux
d’installation d’usines de dessalement de grande taille dont la capacité nominale totale
s’établit à 2,3 hm3/jour, ce qui représente 840 hm3/an, soit presque 10% du total des
ressources mobilisables. La répartition spatiale des stations de dessalement d’eau de mer
actuelles et projetées consiste en une relative densification à l’ouest du pays compensant en
partie le « stress hydrique » dans cette région. Plus généralement, la stratégie de dessalement
correspond à une option de sécurisation de l’alimentation en eau potable des villes côtières et
intérieures. En dépit de tous les moyens mis pour faire face au stress hydrique, la question qui
s’impose est de savoir comment économiser l’eau potable. Pour cette partie, c’est M.
Amirouche Smail, qui a exposé la réflexion entamée axée sur les deux composantes
complémentaires de l’Economie de l’eau. Il s’agit en premier des réductions des déperditions
à travers la lutte contre le gaspillage observé, tant de la part des citoyens que des
administrations ou des gestionnaires de biens collectifs. Le deuxième axe repose sur la
maîtrise des déperditions et des gaspillages chez l’usager à travers l’entretien des installations
intérieures (fuites sur toilettes, débordements de citernes, fuites sur réseaux intérieurs) par
ailleurs, il faut savoir que le volume total produit au titre de l’année 2016 par les opérateurs et
les collectivités locales est de 8,84 millions de m3 par jour, soit 3,3 milliards de m3 par an.
Quant à la fréquence de distribution, quotidienne, elle est de 45% en 1999, à 70% en 2016.
Un jour sur deux, elle est passée de 30% à 16%.
Et un jour sur 3 et plus, elle est passée de 25% à 14%. Pour Smail Amirouche, le défi qui
s’impose est de poursuivre les efforts et de consolider les acquis pour atteindre « un service
public performant » qui doit se traduire par la généralisation et la pérennisation d’une
distribution en continu dans toutes les villes et localités du pays.

Constantine – Opérations de chaulage des réservoirs:
Perturbation annoncée de l’alimentation en eau potable
Selon les responsables de la Société des eaux et de l’assainissement (SEACO) de
Constantine, le mois d’avril en cours constitue une bonne opportunité pour le lancement de
l’opération périodique de nettoyage des réservoirs de stockage de l’eau potable qu’elle gère.
C’est l’opération chaulage 2017 qui s’étalera durant tout le mois d’avril en cours, lit-on dans
un communiqué de presse qui a été diffusé hier par la direction de la communication de cette
entreprise.
En clair, cela signifie le nettoyage, selon la méthode usitée, des installations qui renferment
les grandes quantités d’eau potable qu’elle distribue aux citoyens de la wilaya, qui a déjà
débuté. Et ce nettoyage se fera en plusieurs étapes. Aussi, compte tenu de ces paramètres,
l’opération ne va pas se dérouler sans incidences sur les consommateurs puisque, ajoute-t-on
dans ce communiqué, des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable « au niveau
de certains quartiers de la ville de Constantine », sont à prévoir.
Et le communiqué omet de citer les quartiers qui seront éventuellement touchés par
l’interruption de la distribution du précieux liquide, mais il faut croire que cela touchera
pratiquement tous les quartiers, à tour de rôle, puisque l’opération de chaulage touche
l’ensemble des installations.
Par ailleurs, les responsables de la distribution de l’eau indiquent, à l’adresse des citoyens, que
cette opération de chaulage est indispensable pour assurer, durant la saison estivale, la
réception d’une eau potable de bonne qualité. Et d’assurer ensuite que les équipes techniques
chargées de cette opération de chaulage « sont déployées à travers l’ensemble des 86
installations de stockage (réservoirs) que gère la Seaco afin de les nettoyer en plusieurs étapes
: en vidant les réservoirs pour en laver et rincer les parois avant de procéder au chaulage ».