04 AVRIL 2017

   جاء ضمن معرض الصحافة لهذا اليوم أهم مقال تطرق لنشاط وكالة الحوض الهيدروغرافي للصحراء بمناسبة اليوم العالمي للماء المصادف لـ 22 مارس .الذي عالجته جريدة الشروق ،وجاء بعنوان  » المياه والصرف الصحي » محور يوم إعلامي بورقلة.

 

Avec la raréfaction des ressources hydriques dans l’agriculture
Asseoir les bases d’une gestion durable des eaux souterraines

Les annonces portant sur les méga-projets prévus au Sud du pays remettent sur le
tapis le débat sur la gestion des ressources hydriques dans une période où les besoins
en ressources en eau sont de plus en plus importants et où l’impact du dérèglement
climatique se fait de plus en plus ressentir, notamment au Sud.

Une région qui contribue fortement à l’amélioration de la production agricole nationale
(par exemple, 40% des besoins en pomme de terre proviennent d’El Oued), mais qui
risque de connaître une diminution drastique de ses ressources en eaux souterraines.
Certes, ces dernières sont beaucoup plus importantes par rapport au Nord du pays, mais
l’augmentation prévisible de la superficie des terres irriguées en Algérie avec tous les
projets en perspective pose justement cette problématique de préservation des eaux
souterraines.
Car ces réserves ne sont cependant que très peu renouvelables. Selon certaines études, les
signes d’épuisement (en raison de la surexploitation) se font déjà ressentir dans certaines
régions des Hauts-Plateaux avec la succession des épisodes de sécheresse et de pénurie
d’eau. Mais aussi en l’absence d’un système de gestion efficient, comme le montre la
multiplication des puits et forages sans étude d’impact à long terme. «La surexploitation
des eaux souterraines par la prolifération des forages entraîne le tarissement de la plupart
des foggaras de la région», a d’ailleurs conclu dans ce cadre une étude de l’Observatoire et
du Sahel sur la valorisation de l’eau dans une étude menée en 2014 en Algérie, en Tunisie
et en Libye auprès de 3000 agriculteurs ayant recours à l’irrigation dont 2130 en Algérie
dans quatre zones (Biskra, El Oued, Ouargla, Adrar). Une situation qui risque d’avoir de
lourdes conséquences sur la phoeniciculture puisque ces foggaras servent essentiellement à
irriguer les palmiers et les cultures vivrières associées (arboriculture, fourrages, céréales,
maraîchage). Cela pour dire que le recours excessif aux eaux souterraines pour l’irrigation
avec la multiplication des projets pose question. Ce qui suscite des interrogations sur
l’option de l’agriculture saharienne (en l’absence de stratégie) pour laquelle plaident les
pouvoirs publics depuis quelques années.

Car il s’agit avant tout, comme le souligne l’organisation des Nations unies pour
l’agriculture et l’alimentation (FAO), de promouvoir une agriculture durable en prenant en
considération la problématique de la pénurie d’eau, principal défi affectant la production
agricole dans la région Moyen-Orient – Afrique du Nord (MENA). La première édition de
l’aperçu régional de l’insécurité alimentaire dans la région MENA, publié la semaine
dernière, souligne en effet – en se basant sur les données collectées dans le cadre de
l’Initiative régionale de la FAO sur la raréfaction des ressources en eau dans la région -, la
nécessité de développer et de mettre en oeuvre des stratégies favorisant une gestion durable
des ressources en eau. Et ce, de façon à s’adapter aux effets du changement climatique
dans le domaine de l’eau et de l’agriculture. Mais surtout de renforcer la productivité de
l’eau à usage agricole dans cette région. La FAO a d’ailleurs plaidé dans ce cadre pour une
gestion durable des eaux souterraines. Un chapitre où tout est à faire en Algérie.

 

Adrar: Cinq milliards pour l’eau et les routes de Zaouit Kenta
Une enveloppe de cinq milliards de centimes a été allouée à la commune de Zaouit Kenta (70
km au sud d’Adrar) par la willaya pour réaliser 06 opérations dans le cadre du PCD
(programme communal de développement).
Une dynamique qui répond aux décisions prises par le wali d’Adrar afin d’améliorer le cadre
de vie des habitants des ksours. Des projets qui s’ajoutent à ceux déjà lancés dans le
programme sectoriel. Trois opérations touchent la réhabilitation des chemins communaux
reliant les ksours à la route nationale N°06. La première opération concerne la réhabilitation
de la route reliant le ksar de Tademar à la RN°6, d’un montant de 1,7 milliard de centimes. La
deuxième touche le ksar de Bouali avec une enveloppe de 1,6 milliard centimes, et la
troisième, la route du ksar de Tiouririne, pour un montant de 900 millions de centimes. Les
trois autres opérations inscrites dans le PCD sont destinées à l’extension du réseau de l’eau
potable pour plusieurs ksours, l’achat des pompes pour les châteaux d’eau et la création d’un
réseau d’assainissement pour quelques ksours de la commune de Zaouit Kenta qui n’en sont
pas encore dotés. Des instructions fermes ont été données par le chef de l’exécutif pour
entamer les réalisations avec le strict respect des normes et de la qualité. Enfin, les élus et les
responsables locaux ont été instruits par le wali pour plus de concertation avec les citoyens
afin d’atteindre les objectifs.