31 MAI 2017

معرض الصحافة ليـوم : 31-05-2017

 

MÂATKAS : les villageois dénoncent cette situation
Des villages sans eau depuis plus d’un mois

D’autres actions ont été aussi organisées à Tizi Ouzou, chef-lieu de wilaya, à l’instar du sit-in tenu par les
délégués des comités de village devant le siège de la direction régionale de l’ADE.
L’alimentation en eau potable continue d’être une véritable source de tracasseries et surtout de colère pour
les citoyens de la région de Mâatkas. En effet, malgré toutes les démarches et réclamations adressées par
le passé aux autorités locales et aux responsables de l’ADE, le manque d’eau persiste, particulièrement
dans certains villages où non seulement aucune amélioration n’a été constatée dans la distribution de ce
précieux liquide, mais la pénurie s’est encore aggravée ces derniers temps, au grand dam des villageois.
Face à une situation aussi déplorable, plusieurs protestations ont été menées ces dernières années,
notamment par les villageois mais aussi par la coordination des comités de village au chef-lieu de daïra, et
certaines manifestations ont même donné lieu à des fermetures de routes et à l’occupation des différents
sièges de daïra, de mairie et de l’agence locale de l’ADE. D’autres actions ont été aussi organisées à Tizi
Ouzou, chef-lieu de wilaya, à l’instar du sit-in tenu par les délégués des comités de village devant le siège
de la direction régionale de l’ADE. Par ailleurs, plusieurs rencontres ont eu lieu aussi avec les
responsables du secteur de l’hydraulique et même avec l’ancien wali sans que la situation s’améliore au
quotidien, ce qui ne fait qu’accentuer la grogne des citoyens de la région. Et s’il faut reconnaître qu’il y a
eu un léger soulagement apporté pour un bon nombre de villages avec l’adduction d’eau dont a bénéficié
le secteur de Berkouka, force est de constater que le reste de la commune de Mâatkas, y compris le cheflieu
communal, est toujours confronté à ce problème, et le spectre de la pénurie hante toujours les esprits
à chaque fois que la saison chaude pointe à l’horizon. L’exemple du village d’Aït Ifrek, parmi tant
d’autres, est édifiant à ce sujet. “Cela fait plus d’un mois qu’aucune goutte d’eau n’a coulé de nos
robinets, et nous ne sommes qu’au mois de mai. Alors qu’en sera-t-il pour les mois qui viennent ?”,
s’interroge un jeune citoyen du village en question qui expose là pour la énième fois la doléance de tous
les villageois. Un autre citoyen résidant au chef-lieu communal lui emboîte le pas. “Autrefois, nous étions
mieux servis en eau potable mais, curieusement, depuis la rénovation des conduites d’AEP qui devait
améliorer les choses, les coupures d’eau sont de plus en plus fréquentes et surtout d’une longue durée”,
nous apprend-il. Du côté des autorités locales, on apprend qu’un projet d’envergure, doté d’une enveloppe
consistante et dont l’étude est finalisée, a été présenté par la direction de wilaya des ressources en eau et
n’attend que l’aval de la commission d’arbitrage qui, dit-on, siègera ces jours-ci au siège de la wilaya. Il
s’agit d’une adduction qui sera assurée à partir de forages effectués dans l’oued Bougdoura et qui
alimentera tout le versant sud de la commune de Mâatkas. Ce projet inscrit en priorité pour 2018 est
attendu avec impatience, car il soulagera énormément la région en matière d’AEP s’il venait à se
concrétiser réellement d’ici là.