29 MAI 2017

معرض الصحافة ليـوم : 29-05-2017

 

Ressources hydriques et alimentaires : Concrétiser la sécurité

Le secteur des Ressources en eau a enregistré, durant les 10 dernières années, un saut
qualitatif en termes de qualité et de volume des réalisations, tant en matière de
construction de barrages, de retenues collinaires, de grands transferts que de dessalement
d’eau de mer.
Le secteur des Ressources en eau a enregistré, durant les 10 dernières années, un saut
qualitatif en termes de qualité et de volume des réalisations, tant en matière de
construction de barrages, de retenues collinaires, de grands transferts que de dessalement
d’eau de mer.
Le nouveau ministre des Ressources en eaux, M. Hocine Necib, a pris ses fonctions, en
remplacement de M. Abdelkader Ouali, en présence des cadres du ministère. La cérémonie
de passation de pouvoirs s’est déroulée au siège du ministère des Ressources en eaux,
entre M. Necib et M. Noureddine Boutarfa, qui était en charge du secteur suite à la
candidature de M. Abdelkader Ouali aux législatives.
Dans une déclaration à la presse, à l’issue de cette cérémonie, M. Necib a affirmé qu’il
oeuvrera «sans relâche pour être à la hauteur de la confiance que le Président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, a placée en lui pour gérer ce secteur stratégique et
vital».
Le nouveau ministre a précisé que parmi les grands défis qu’il compte relever, à court et
moyen terme, figure celui de garantir au citoyen un accès plus large aux réalisations du
secteur, tout en veillant à promouvoir et à moderniser encore plus les performances du
service public. Soulignant que «le secteur des Ressources en eaux a enregistré, durant les
10 dernières années, un saut qualitatif en termes de qualité et de volume des réalisations,
tant en matière de construction de barrages, de retenues collinaires, de grands transferts et
de dessalement d’eau de mer, le nouveau ministre s’est engagé à valoriser ces acquis et à
poursuivre le travail dans le cadre du programme du Président de la République,
notamment dans les régions confrontées encore à des difficultés en matière d’alimentation
en eau».
Estimant que de grands défis se posent au secteur, notamment la concrétisation de la
sécurité hydrique et alimentaire, d’où la nécessité de mobiliser toute les énergies et
capacités, M. Necib a précisé que les réalisations sont en cours, et que l’expérience de
l’Algérie dans les domaines d’exploitation et de gestion des ressources en eaux est
désormais «un modèle» et suscite l’intérêt de communauté internationale. Pour sa part,
M. Boutarfa a félicité le nouveau ministre, Hocine Necib, en lui souhaitant la réussite à la
tête de ce secteur vital. À rappeler que M. Hocine Necib a occupé plusieurs postes et
responsabilités, dont celui d’ingénieur d’État à la Direction des nfrastructures de la wilaya
d’Alger, en 1983, avant d’être nommé chargé de mission à l’APW d’Alger, en 1986. De
1986-1987, il a occupé le poste de directeur général de l’entreprise EGUVA-Alger et de
1987-1990; celui de chef de service des moyens et de réalisations à la DIEWA-Alger. De
1991 à 1994, il a occupé le poste de directeur général de l’urbanisme et de la construction
de la wilaya de Béchar.
De 1994-1996, il a occupé le poste de sous-directeur des parcs à matériels au ministère de
l’équipement et l’aménagement du territoire. De 1996 à 2003, il est nommé directeur
central de l’exploitation et de l’entretien routiers au ministère des Travaux publics. De
2003 à 2011, il a occupé le poste de directeur général central chargé des routes au
ministère des Travaux publics. De juin 2011 à août 2012, il est nommé secrétaire général
au ministère des Travaux publics, pour être désigné, en septembre 2012, ministre des
Ressources en eau, et ce jusqu’à 2015. Hocine Necib est ingénieur d’État en travaux
publics (promotion juin 1983 de l’École nationale des travaux publics d’Alger), il a suivi
plusieurs formations complémentaires à l’étranger, notamment à l’École des ponts et
chaussées de Paris. Né le 2 octobre 1956 à Boghni (wilaya de Tizi Ouzou), Hocine Necib
est marié et père de trois enfants.

La problématique de la gestion des eaux

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, dont c’est le retour à ce même poste une
année à peine après en avoir été évincé, a du pain sur la planche. L’attendent les nombreuses
actions qu’il a laissées en suspens et que son successeur n’a pas réussi à matérialiser. Elles
devaient permettre de rattraper le retard perdu par les structures en activité à travers le pays.
Le ministre devra donc, cravacher dur pour mettre un terme au bricolage à différents niveaux
de la gestion de l’eau. Ayant vécu l’expérience de plusieurs projets de partenariat avec des
opérateurs économiques étrangers, le ministre doit certainement savoir à quoi s’en tenir. N’a-til
pas la paternité de la naissance de la Société des Eaux et assainissement de Tarf et Annaba
(Seata)? Elle a été dissoute moins de deux années après. Elle aurait dû être une opération
réussie de partenariat avec les Allemands de Gelsenwasser. Cela n’a pas été le cas.
Aujourd’hui, la situation du secteur ne prête pas à l’optimisme. Partout à travers le pays, des
projets portant sur une meilleure approche de la gestion de l’eau avec ses deux
démembrements ont été abandonnés. D’autres n’ont pas été lancés. Dans de nombreuses
régions comme Annaba, la mauvaise gestion s’est répercutée négativement sur la distribution
de l’eau aux populations. Des communes sont confrontées durant des jours à des coupures
intempestives de la distribution de l’eau potable. D’où la vision presque généralisée des
bidons, citernes et jerricans qui caractérisent l’animation dans les cités et quartiers. Cette
situation est aggravée par les vendeurs d’eau censée être potable commercialisée au moyen de
camions citernes et autres. C’est dire tout le préjudice enregistré avec la non-application des
recommandations retenues lors des manifestations locales de sensibilisation sur la
préservation du précieux liquide ou de présentation de divers projets hydrauliques à l’échelle
nationale et locale. Cette gestion devait pourtant figurer dans les préoccupations d’intérêt
général des responsables de ce secteur sensible. Des préoccupations que prendra certainement
en charge en toute priorité le ministre. Mais il n’y a pas que la gestion de l’eau potable, il y a
aussi celles usées. C’est que la plupart de nos villes ne disposent pas d’installations et de
ressources adéquates pour gérer de manière durable et efficace les eaux usées. Selon de
nombreux experts, ces eaux usées sont très mal gérées et fortement sous-estimées en tant que
source abordable et durable d’eau, d’énergie, de nutriments et d’autres substances
récupérables. «Le système d’assainissement d’eaux usées existant dans la plupart de nos villes
ne remplit que très partiellement sa fonction. Cette situation génère des conséquences
néfastes pour l’environnement et la santé des populations en contact direct avec ses
effluents», explique un de ces experts. Le constat est établi à partir de relevés du terrain, l’on
note, entre autres, le manque ou le dysfonctionnement de dispositifs d’épuration des eaux
usées provenant de certains industries, y compris les abattoirs, le rejet des effluents
hospitaliers, le défaut d’étanchéité des fosses septiques et des fosses simples étanches dû à
une mauvaise qualité de construction.
Au plan industrie, la situation n’est pas reluisante. Est pointée du doigt l’insuffisance des
outils de planification et d’aide à la décision dont les plans directeurs d’assainissements des
eaux usées pour la plupart des villes, l’absence ou la faible intégration de réseaux
d’assainissement des eaux usées dans la politique de l’hydraulique urbaine et de l’urbanisation.
A cela s’ajoutent le conflit d’attribution entre l’Office national de l’assainissement et les
communes en matière de prise en charge de l’assainissement urbain. Il y a également le faible
développement du cadre réglementaire et la non-application des textes existants. Il reste que
des efforts sont consentis pour relever les défis liés à la gestion des eaux usées. Comme
acquis en la matière, l’Algérie peut se féliciter de la prise en charge des textes réglementaires
régissant la collecte, l’évacuation, le traitement et l’élimination des boues de vidanges,
l’élaboration et la mise en oeuvre d’une stratégie nationale de ces eaux en milieu urbain, la
mise en place progressive de structures pour le sous-secteur assainissement et eaux usées, le
renforcement des capacités techniques et managériales des structures de gestion en charge de
l’assainissement des eaux usées ainsi que le suivi de l’élaboration des schémas directeurs
d’assainissement des eaux usées.
Nos interlocuteurs ont estimé que la bonne gestion des eaux usées vise à protéger
l’environnement et la santé de la population. Aussi faudra-t-il, selon eux, à défaut d’atteindre
dans l’immédiat une mise à la norme optimale, chercher à mettre en oeuvre des actions
prioritaires afin d’éviter à la population, le contact avec les sources de contaminations et
assurer le traitement de l’ensemble des eaux usées. Mais faudrait-il d’abord que les
responsables des structures décentralisées du ministère des Ressources en eau s’ouvrent à la
communication. Ce qui n’est malheureusement pas le cas à ce jour.

El Tarf: L’eau saumâtre bientôt qu’un mauvais souvenir

Annoncée une semaine avant le début du Ramadhan par le directeur des ressources en eau,
lors de la Journée mondiale de l’eau, une opération liée à l’alimentation en eau potable de la
partie ouest de la wilaya d’El Tarf est en phase d’achèvement. Elle permettra aux 200.000
foyers d’avoir enfin l’eau douce alors qu’ils étaient alimentés en eau saumâtre des forages. Les
derniers travaux concernent la pose de conduites en PHD entre la localité de Daghoussa et
Besbes, comme nous avons pu le constater sur place. Trois jours auparavant, des essais ont
été effectués avec l’eau saumâtre qui ont permis de déceler deux fuites. L’eau potable qui
alimentera les communes de Dréan, Besbes, Chihani et Chébaïta Mokhtar viendra du barrage
de Mexa, dans la commune de Bougous. L’eau subira un traitement au niveau de la station
des Salines située non loin de l’aéroport Rabah-Bitat à Annaba. De là, elle partira vers les
châteaux d’eau de Sidi Rihane qui surplombent Daghoussa dans la commune de Besbes.