26 Juillet 2017

 

معرض الصحافة ليـوم : 26-07-2017

وجاء ضمن المعرض  عدة مقالات لجرائد  » الشروق » والسياسي  » و

« Aps sud »و  » Les debats » و  » Info soir »

.تناولوا الحملة التحسيسية لوكالة الحوض الهيدروغرافي للصحراء المتضمنة لنشر اللافتات التحسيسية الثابتة والمتحركة  حول ترشيد استهلاك المـاء ،في الولايات الجنوبية لحوض الصحراء.

 

 

De nouveaux barrages pour rapprocher l’Algérie de la sécurité hydrique

Les barrages et les infrastructures de dessalement ont multiplié par près de trois la capacité du pays de
distribution d’eau potable.
Les efforts déployés par l’Algérie pour améliorer sa sécurité hydrique vont franchir une étape
importante dans les deux ans et demi, à venir avec la mise en service d’une série de nouveaux barrages.
Abdelkader Ouali, alors ministre des Ressources en Eau et de l’Environnement, a déclaré dans les
médias en début d’année que neuf nouveaux barrages seraient opérationnels d’ici 2019.
Cinq d’entre eux – le barrage d’Ouljet Mellegue dans la willaya de Tébessa, le barrage de Soubella à
M’sila, le barrage de Béni Slimane à Médéa, le barrafe d’Ettaht à Mascara et le barrage de Seglaba à
Laghouat – devraient être mis en service au deuxième semestre de cette année. Ensemble, ils
disposeront d’une capacité de retenue totale de 500 millions de mètres cubes. Les quatre autres
barrages démarreront leurs activités au cours des deux années suivantes.
De l’eau, de l’eau, de l’eau partout
L’Algérie compte actuellement 75 barrages d’une capacité totale de 6,5 milliards de mètres cubes.
S’exprimant dans les médias le mois dernier, le ministre des Ressources en Eau et de l’Environnement
Hocine Necib a déclaré que le taux de remplissage de ces derniers avait atteint 68%.
Le directeur de l’agence nationale des barrages et des transferts Beraki Arezki avait déclaré dans la
presse deux mois plus tôt que la situation était « très confortable » avec un taux de remplissage de 70%
similaire à celui relevé l’année précédente.
Néanmoins, dans un contexte de croissance de la population, d’urbanisation, de hausse des
températures, d’industrialisation accrue et de développement du secteur agricole, les autorités
poursuivent sans faillir leurs projets de développement des infrastructures hydrauliques du pays.
80 sites supplémentaires ont été recensés pour la réalisation de nouveaux barrages, et 30 d’entre eux ont
fait l’objet d’études de faisabilité.
Le gouvernement entend faire passer à 139 le nombre total de barrages en Algérie d’ici 2030, et, ce
faisant, atteindre une capacité de stockage de près de 12 milliards de mètres cubes sur l’ensemble du
pays.
Investissements privés
Outre l’augmentation de la capacité des barrages, l’Algérie s’est également attelée à développer sa
production d’eau potable à partir de l’eau de mer et plusieurs usines de dessalement construites depuis
2000 permettent d’approvisionner la population en eau douce à partir de l’eau de mer de la
Méditerranée.
La station de dessalement par osmose inverse de Magtaa à Oran en est peut-être l’exemple le plus
marquant : d’une capacité de traitement de 500 000 mètres cubes par jour (m³/jour) – permettant
l’approvisionnement en eau potable de 5 millions de personnes – il s’agit là de la plus grande usine de
dessalement de toute l’Afrique.

Mise en service en 2015, l’usine, dont la construction a nécessité un investissement de 443 millions
d’euros, a vu le jour dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) de type DBOOT (conception,
construction, possession, exploitation, transfert) avec le groupe Hyflux de Singapour. Les banques
algériennes se sont acquittées du financement du projet à hauteur de 70% et Hyflux s’est chargé du
reste.
Elle est venue s’ajouter à la station de dessalement d’eau de mer d’El Hamma, inaugurée en 2008 et
première usine de dessalement du continent construite dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le
site produit en moyenne 200 000 m³/jour, garantissant l’approvisionnement en eau d’1,5 million
d’habitants d’Alger, la capitale du pays. Le groupe américain General Electric a apporté 70% du
financement du projet, le reste étant fourni par l’entreprise du secteur de l’énergie Algerian Energy
Company (AEC).
Co-entreprise formée entre les groupes publics Sonatrach et Sonelgaz, l’AEC est responsable de 13
usines de dessalement, dont 11 actuellement en service, d’une capacité totale de 2,1 millions de m³/jour.
Cela représente une hausse considérable des capacités de dessalement de l’Algérie, qui s’élevaient à
peine à 50 000 m³/jour en 2002.
Des défis aux opportunités
Ensemble, les barrages et les infrastructures de dessalement ont multiplié par près de trois la capacité
du pays de distribution d’eau potable destinée à la consommation, celle-ci passant d’1,2 milliard de
mètres cubes en 1999 à 3,5 milliards aujourd’hui.
La poursuite des investissements dans ces dernières infrastructures revêt une importance particulière
dans la mesure où les ressources renouvelables d’eau douce intérieures diminuent– celles-ci sont
passées de 962 mètres cubes par habitant en 1962 à moins de 290 en 2014, selon la Banque Mondiale –
et du fait d’un milieu naturel contraignant, qui fait du réapprovisionnement des réservoirs une tâche
difficile.
Le gouvernement n’a pas manqué de prendre en compte dans son dernier plan quinquennal la nécessité
d’effectuer davantage d’investissements dans le ce domaine. Le plan d’action économique pour la
période 2015-2019 alloue 18 milliards de dollars à l’amélioration de la sécurité hydrique, ce qui en fait
le plus important domaine d’investissement.
Toutefois, étant donné le doublement l’an dernier de la dette publique, qui s’est élevée à 20,36% du
PIB, selon les chiffres du FMI, il se pourrait que l’Etat se tourne vers le secteur privé pour une
participation au financement de projets de sécurité hydrique, comme il l’avait fait pour les stations de
dessalement de Magtaa et d’El Hamma.
Les infrastructures de distribution d’eau ont également grand besoin d’investissements. S’exprimant
dans les médias le mois dernier, M. Necib a reconnu que de nombreuses provinces étaient toujours
confrontées à des problèmes pour ce qui est de la distribution d’eau, et que 30% de la production totale
d’eau était perdue à cause d’infrastructures de transport et de distribution défectueuses.

 

 

des Algériens n’ont pas d’eau 24 heures sur 24 (ADE) 62%

Le problème se pose dans des villes qui souffrent de l’insuffisance de la ressource, des installations ou
des deux.
Malgré les efforts que l’Algérienne des Eaux dit avoir fournis, 38% seulement des Algériens reçoivent
de l’eau en H24. Selon des statistiques livrées par cet organisme, les indicateurs sur le raccordement
des réseaux a atteint les 98% au niveau national, la dotation dépasse 200 litres/jour/habitant dans 27
wilayas, avec une moyenne nationale de 180 litres/jour/habitant. Ce même organisme indique que 73%
des Algériens reçoivent de l’eau au quotidien. Toutefois, en plus de la disparité entre les régions à
laquelle il est nécessaire de mettre fin, se pose le problème de l’indisponibilité de l’eau en H 24 dans
62% des foyers algériens. Ce phénomène qui touche aussi bien les foyers que les administrations et les
entreprises, occasionne des dépenses supplémentaires en équipement de stockage de l’eau et en facture
électrique qu’il n’est pas toujours facile de supporter.
« L’eau est disponible mais mal distribuée »
L’ADE indique que l’Algérie a gagné la bataille de la mobilisation de l’eau et l’information est vraie
puisque, les réserves disponibles permettent théoriquement d’offrir la moyenne de 180 litres/jour/ à
chaque citoyen. Toutefois, l’eau étant mal distribuée, des mécontentements s’expriment souvent dans
plusieurs régions. Selon le ministère des Ressources en Eau, l’Algérie a des capacités de stockage de
huit milliards de mètres cube que procurent les 75 barrages existants, auxquels s’ajouteront, d’ici 2018,
neuf nouveaux barrages offrant des capacités supplémentaires de 500 millions de mètres cube. Les
stations de dessalement fournissent, quant à elles, 2.1 millions de mètres cube par jour. « Il y a encore
une marge de progression assez importante pour l’amélioration et la modernisation du service public de
l’eau potable. Il faut désormais mieux distribuer l’eau disponible. Certaines régions rurales et
montagneuses vivent encore une certaine précarité », reconnait M. Hocine Necib, premier responsable
du secteur.
« Selon un bilan établi par l’Algérienne des Eaux, l’essentiel des perturbations est actuellement
enregistré soit dans des villes qui connaissent encore des difficultés structurelles, en raison de
l’insuffisance de la ressource, de l’insuffisance des installations, ou les deux ; soit des petites localités
et des communes non encore gérées par l’ADE », explique un communiqué de l’Algérienne Des Eaux.
Selon la même source, la wilaya de Tizi-Ouzou qui enregistre des mécontentements quasi quotidiens
quant à la non-disponibilité de l’eau, compte le quart du parc national de stations de pompages « On y
dénombre, souligne-t-on, 80 chaines de distribution, avec des pressions qui dépassent parfois les 60
bars ». Mais « malgré ce dispositif gigantesque », le ministre des Ressources en eau, M. Necib,
reconnait que des « points noirs persistent » toujours dans cette wilaya.

La crise de l’eau potable touche les villages de BOUZEGUÈNE et de MÂATKAS
La colère des citoyens s’accentue

Face à cette crise latente, les villageois ne font que crier leur ras-le-bol et n’ont plus peur
de recourir au vol et au détournement de l’eau qui consistent à percer carrément la
conduite principale pour se servir aux frais de l’ADE et de la collectivité.
La crise de l’eau potable qui perdure dans de nombreux villages de Kabylie attise la
colère des citoyens et s’accentue en cette période de canicule et de fournaise, causée
notamment par les multiples feux de forêt. À titre d’exemple, l’eau ne coule dans les
robinets qu’une fois ou deux par mois à Bouzeguène, car le forage des puits de
Boubehir, réalisé pour une enveloppe-programme de 75 milliards de centimes pour
renforcer l’alimentation en eau potable des villages de la commune, n’a finalement
servi à rien. Et pour cause, les puits sont aujourd’hui à sec, et les pompes n’aspirent
que de la vase alors que les travaux d’installation des conduites d’eau menant vers le
réservoir principal d’Aït Ikhlef sont à l’arrêt depuis de longs mois. Ce qui se passe
aujourd’hui à Bouzeguène en matière de disponibilité d’eau potable peut être qualifié
de “drame humanitaire”, car l’espoir d’être raccordé au barrage de Taksebt fut de
courte durée, alors qu’un tel projet coûterait certainement moins cher que la
réalisation de simples forages dans la région. Les responsables de la wilaya avancent
une idée saugrenue, celle de raccorder la commune de Bouzeguène à l’hypothétique
barrage de Sidi Khelifa, qui ne verra pas le jour de sitôt tant sur le plan financier avec
les restrictions budgétaires, que sur le plan des oppositions et des indemnisations des
propriétaires terriens. C’est dire que les habitants de Bouzeguène sont tenus de
prendre encore leur mal en patience et trouver une fontaine pour remplir leurs
jerricans à défaut de payer une citerne d’eau douteuse à 2 500 DA. Face à cette crise
latente, les villageois ne font que crier leur ras-le-bol et n’ont plus peur de recourir au
vol et au détournement de l’eau qui consistent à percer carrément la conduite
principale pour se servir aux frais de l’ADE et de la collectivité.
Les directeurs de l’ADE et de l’hydraulique, accompagnés de surveillants de réseaux,
ont passé au peigne fin les deux conduites principales qui traversent les villages
d’Amekrez et d’Iguer Mehdi, où ils ont découvert un nombre important de
branchements illégaux qui alimentent des foyers et des écuries. Mais il leur est
quasiment impossible d’ester tout le monde en justice avec des centaines de piquages

clandestins dans les deux communes de Bouzeguène et d’Aït Zikki où des citoyens
n’honorent plus leurs factures et ont carrément débranché leurs compteurs, ce qui ne
fait qu’accentuer la crise de l’eau et la colère de la population. Par ailleurs, dans la
daïra de Mâatkas où la crise de l’eau est de plus en plus aiguë, les habitants du village
de Tajdiout sont encore descendus dans la rue pour fermer le CW128 reliant Draâ
Ben Khedda à Boghni afin de protester contre le manque d’eau potable et
l’inconsistance du réseau électrique.
Ce village, situé sur le flanc sud de la commune de Mâatkas, s’est déjà illustré dans le
passé par d’autres manifestations similaires à cause de ces deux problèmes qui durent
depuis des années. Les autorités locales, notamment le chef de daïra, le P/APC, les
représentants de la DHW et de l’ADE, se sont déplacées sur les lieux dans l’espoir
d’appeler au calme et de trouver des solutions dans cette région fortement touchée par
les derniers incendies, en vain. La tension est toujours perceptible dans la région.