18 Juillet 2017

معرض الصحافة ليوم: 18/07/2017

Elles dépassent le demi-milliard de dinars
Les créances “plombent” l’ADE de Bouira
“Il est loin le temps où l’État nous accordait des fonds. Actuellement, nous sommes tributaires de nos
clients et de nos performances”, souligne M. Fellahi, chef du département commercial de l’ADE de
Bouira.
“Les créances de l’Algérienne des eaux (ADE) de Bouira s’élevaient, au 30 juin 2017, à plus de 508
millions de dinars, dont 66%, soit 294 millions de DA, sont détenus par les ménages, 113 millions
de DA par les administrations publiques, ce qui représente 25% du montant global, et le reste est
réparti entre les commerces, l’industrie et les ventes en gros et en détail de l’eau”, a indiqué M.
Fellahi, chef du département commercial de l’ADE de Bouira. Interrogé à propos du manque à
gagner pour l’entreprise, classée comme établissement public industriel et commercial (EPIC),
notre interlocuteur estimera qu’il est “important” de préciser que, depuis 2014, l’ADE de Bouira vit
sur ses propres recettes. “Il est loin le temps où l’État nous accordait des fonds. Actuellement, nous
sommes tributaires de nos clients et de nos performances”, a-t-il souligné. Pour ce qui est de la
tarification de l’eau, M. Fellahi l’estimera “dérisoire” par rapport au coût de production et de
distribution de ce précieux liquide.
“Nos clients bénéficient d’une tarification subventionnée par les pouvoirs publics. Le coût réel de
l’eau du robinet avoisine 40 DA/m3 alors que le client de première catégorie la paie à 6 DA /m3”, at-
il révélé. S’agissant des actions en justice contre les clients récalcitrants, ce responsable révélera le
chiffre de 355 affaires au service du contentieux, ce qui représente plus de 900 millions de centimes
de manque à gagner. Pour sa part, la chargée de communication de cette entreprise, Mme Souad
Khelif, indiquera que l’ADE de Bouira couvre 37 communes, soit 82% du territoire de la wilaya, et
prévoit à l’horizon septembre 2017 d’atteindre les 90%. Selon la même source, la production de
l’eau potable de l’unité de distribution de Bouira est de 41 198 621 m³, soit une moyenne
journalière de 112 873 m3/j.

Cette eau provient des barrages de Koudiat Acerdoune, Tilesdit et Lakehal, en plus des eaux
souterraines des forages. Interrogée à propos de la problématique des fuites d’eau, notre
interlocutrice précisera qu’elle est en train d’être réglée de “manière progressive”. Ainsi, en 2016,
des fuites d’eau ont été définitivement traitées dans 5550 sites.
Dans le détail, on apprendra que 89 canaux d’adduction défectueux ont été remplacés, 2450 fuites
liées au réseau de distribution ont été colmatées et 3011 branchements déficients ont été renouvelés.
Pour ce qui est du 1er semestre 2017, 3996 sites de fuites d’eau ont été localisés, dont 3100 ont été
traités. D’après Mme Khelif, actuellement il y a 23 communes de la wilaya qui connaissent un
manque d’eau potable ou ne sont pas carrément alimentées quotidiennement, a-t-elle expliqué :
“Avec les travaux des grands transferts et autres opérations engagées à travers la wilaya, ces
communes ne vivront plus une situation similaire de pénurie d’eau potable. Quarante-deux
communes sont concernées par les grands transferts des eaux des deux barrages de Tilesdit et de
Koudiat Acerdoune, dont 35 sont déjà raccordées.”